Le taux de transaminases SGPT est l’une des lignes les plus surveillées parmi les résultats d’une prise de sang à l’hôpital. Cet indicateur biologique est comme un messager envoyé par votre foie. Lorsque son taux est en hausse, c’est un signal qui vous invite à vous pencher sur la santé de cet organe vital. Dans cet article, vous en saurez plus que les causes possibles de cette augmentation et les bonnes stratégies à adopter pour permettre à votre foie de retrouver son équilibre et sa pleine fonction.
Quels sont les valeurs et les symptômes d’un taux de SGPT élevé ?
Les transaminases sont des enzymes présentes à l’intérieur des cellules de plusieurs organes, mais les SGPT (glutamo-pyruvique transaminase), aussi appelées ALAT (alanine aminotransférase), sont particulièrement concentrées dans les cellules du foie. Lorsque cet organe est agressé ou que ses cellules sont endommagées, il libère ces enzymes dans le sang, provoquant ainsi une augmentation de leur taux. Le dosage sanguin de ces enzymes est donc un excellent marqueur de la santé hépatique.
En général, les valeurs de référence pour les SGPT se situent entre 8 et 35 UI/L chez l’homme et entre 6 et 25 UI/L chez la femme. Un taux légèrement supérieur à la norme n’est pas forcément alarmant, mais une augmentation importante doit attirer l’attention de votre médecin. Le plus souvent, une élévation modérée des transaminases ne s’accompagne d’aucun symptôme spécifique. La découverte est alors fortuite, lors d’un bilan de routine.
Cependant, lorsque l’atteinte hépatique est plus importante, plusieurs signes peuvent apparaître :
- une fatigue persistante ;
- une perte d’appétit ;
- des nausées ;
- une sensibilité au niveau du ventre, juste sous les côtes à droite.

Quelles sont les causes d’une augmentation des transaminases ?
L’augmentation des transaminases SGPT n’est pas une maladie en soi, mais le symptôme d’une situation sous-jacente qui affecte le foie. Les causes sont variées de simples habitudes de vie à de véritables pathologies hépatiques. La plus fréquente aujourd’hui est la stéatose hépatique non alcoolique, aussi appelée maladie du foie gras. Elle est directement liée au surpoids, à une alimentation trop riche en sucres et en graisses.
D’autres facteurs d’augmentation comprennent la consommation excessive d’alcool qui est directement toxique pour les cellules du foie ou la prise de certains médicaments (paracétamol à haute dose, anti-inflammatoires, certains antibiotiques…). Des infections virales comme les hépatites (A, B ou C) sont aussi des causes classiques d’une élévation importante des transaminases SGPT.
Comment faire baisser naturellement son taux de SGPT ?
Puisque l’élévation du taux de SGPT reflète une souffrance du foie, la stratégie pour le faire baisser consiste à soulager cet organe. Sauf en cas de maladie spécifique nécessitant un traitement médical, la modification de votre hygiène de vie est la réponse la plus efficace. Cela revient principalement à adopter une alimentation de type méditerranéen en privilégiant :
- les légumes verts tels que les épinards et le brocoli ;
- les aliments riches en antioxydants comme l’ail et les fruits rouges ;
- et les bonnes graisses (huile d’olive, avocat, poissons gras…).
En parallèle, il faut absolument réduire votre consommation de produits sucrés, de sodas et d’aliments transformés, car ils favorisent directement l’accumulation de graisse dans le foie. Quant à l’alcool, son arrêt total est non négociable pour permettre à l’organe de se régénérer. On n’oublie pas non plus la pratique d’une activité physique régulière comme 30 minutes de marche rapide par jour. Cela favorise la perte de poids et diminue la résistance à l’insuline, deux facteurs qui soulagent directement le foie.
Ces bonnes habitudes permettent souvent de voir le taux de transaminases SGPT diminuer en quelques semaines ou en quelques mois. Cependant, ces conseils ne remplacent jamais l’avis de votre médecin. Face à un dosage de SGPT élevé, il est le seul à pouvoir mener les investigations nécessaires (échographie et tests supplémentaires) pour poser un diagnostic précis et écarter des causes plus sérieuses. L’automédication est à proscrire formellement, car de nombreux médicaments sont métabolisés par le foie et pourraient aggraver la situation.

Spécialiste en psychologie familiale, Alex propose des conseils bienveillants et des astuces pour une parentalité sereine et épanouie.